France Carrières
Fiche métier · Industrie

Soudeur·euse

Assembler par fusion les pièces métalliques selon les procédés et plans.

Salaire médian

2 200 €

↑ +4% / an

Offres

14 500

estimées · marché actif

Tension

Forte tension

Niveau

CAP à Bac pro / Titre Pro

Données indicatives — sources France Travail, DARES, INSEE. À confirmer avec un conseiller.

En quoi consiste ce métier ?

Le·la soudeur·euse assemble par fusion des pièces métalliques (acier, inox, aluminium) en suivant des plans et des cahiers des charges. Il ou elle maîtrise différents procédés (TIG, MIG-MAG, à l'arc avec électrode enrobée, par points), prépare les pièces, règle son poste, exécute les cordons de soudure et contrôle la qualité de ses assemblages. Le métier s'exerce dans l'industrie (métallurgie, chaudronnerie, automobile, aéronautique, naval, ferroviaire), le BTP et la construction métallique.

C'est l'un des métiers industriels les plus en tension en France : la demande dépasse largement l'offre de candidats qualifiés, ce qui sécurise l'emploi et tire les salaires vers le haut, en particulier pour les soudeurs certifiés sur procédés exigeants. La formation est accessible par CAP, Bac pro ou Titre Professionnel (6 à 12 mois en reconversion), avec des certifications de qualification de soudage (selon normes ISO) très valorisées sur le marché.

L'exercice demande rigueur et résistance physique : station prolongée, port d'équipements de protection, exposition à la chaleur et aux fumées. En contrepartie, le savoir-faire est rare, recherché partout et bien rémunéré, avec de réelles possibilités de mobilité, y compris à l'international.

Missions principales

Compétences requises

Savoirs
  • Procédés de soudage (TIG, MIG-MAG, électrode, plasma)
  • Métallurgie et comportement des matériaux
  • Lecture de plans et symbolisation du soudage
  • Normes et qualifications de soudage (ISO 9606)
  • Règles de sécurité et prévention des risques
Savoir-faire
  • Réaliser un cordon régulier sur différentes positions
  • Souder acier, inox et aluminium
  • Régler précisément un poste selon le procédé
  • Préparer et pointer un assemblage
  • Contrôler visuellement et corriger une soudure
Savoir-être
  • Précision et minutie
  • Rigueur et respect des procédures
  • Concentration et patience
  • Sens de la sécurité
  • Bonne condition physique
  • Autonomie

Comment accéder au métier ?

Deux voies principales : la formation initiale ou la validation de l'expérience (VAE). Le diplôme obtenu est identique quelle que soit la voie.

Formation initiale

CAP / Bac pro Réalisations industrielles en chaudronnerie soudage

Durée moyenne : 2 à 3 ans

Voies scolaires ou en apprentissage formant aux procédés de soudage et à la fabrication métallique. Le bac pro ouvre vers des postes plus polyvalents et l'évolution.

Formation initiale

Titre Professionnel Soudeur (niveau 3, RNCP)

Durée moyenne : 6 à 12 mois

Voie privilégiée en reconversion adulte, finançable CPF, France Travail et Transitions Pro (AFPA, GRETA, AFPI). Insertion très élevée du fait de la pénurie. Inclut souvent des qualifications de soudage normalisées.

Formation initiale

Qualifications de soudage (ISO 9606)

Durée moyenne : Quelques jours à quelques semaines

Certifications par procédé, position et matériau, exigées par de nombreux employeurs. Fortement valorisées : elles augmentent l'employabilité et la rémunération.

Évolutions de carrière possibles

Plusieurs voies d'évolution, par passerelle de diplôme ou formation complémentaire.

1

Soudeur·euse hautement qualifié·e / multi-procédés

Spécialisation sur procédés exigeants (TIG inox, aéronautique, nucléaire).

2

Chef·fe d'équipe / chef·fe d'atelier soudage

Encadrement d'équipe après plusieurs années d'expérience.

3

Contrôleur·euse / inspecteur·rice en soudage

Contrôle qualité et essais non destructifs après formation dédiée.

4

Tuyauteur·euse industriel·le

Évolution vers la tuyauterie et la métallerie de process.

5

Coordonnateur·rice en soudage (IWS/IWT)

Fonctions techniques d'encadrement après certification internationale.

Ce métier selon les régions

Volume d'offres estimé et salaire médian observé dans les régions les plus actives. Des écarts existent selon le bassin d'emploi.

RégionOffres estiméesSalaire médian
Auvergne-Rhône-Alpes2 7002 300 €
Grand Est2 1002 250 €
Île-de-France2 0002 350 €
Hauts-de-France1 7002 200 €
Pays de la Loire1 6002 250 €

Données indicatives — sources France Travail, DARES, INSEE. À confirmer avec un conseiller.

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Vos questions

Questions fréquentes — Soudeur·euse

Quel est le salaire d'un·e Soudeur·euse ?

Le salaire médian d'un·e Soudeur·euse est d'environ 2 200 € par mois, avec une évolution estimée de +4 % par an. Selon les régions, la rémunération varie : on observe par exemple autour de 2 300 € en Auvergne-Rhône-Alpes. Ces chiffres sont indicatifs (sources France Travail, DARES, INSEE).

Comment devenir Soudeur·euse ?

Le niveau attendu est : CAP à Bac pro / Titre Pro. La voie la plus courante est CAP / Bac pro Réalisations industrielles en chaudronnerie soudage (durée moyenne : 2 à 3 ans). Plusieurs parcours coexistent, en formation initiale comme en reconversion.

Quelles formations pour devenir Soudeur·euse ?

Les principales voies d'accès sont : CAP / Bac pro Réalisations industrielles en chaudronnerie soudage ; Titre Professionnel Soudeur (niveau 3, RNCP) ; Qualifications de soudage (ISO 9606). Le diplôme obtenu est identique quelle que soit la voie choisie.

Le métier de Soudeur·euse recrute-t-il ?

Oui, c'est un métier en forte tension : les recruteurs peinent à pourvoir les postes, ce qui en fait une opportunité. On estime à 14 500 le nombre d'offres en France (donnée indicative à confirmer avec un conseiller).

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