Le·la traducteur·rice transpose un texte écrit d'une langue source vers une langue cible (le plus souvent sa langue maternelle), en restituant fidèlement le sens, le ton et les nuances. L'interprète, lui, traduit oralement en temps réel (consécutif, simultané, de liaison). Les domaines sont variés : traduction technique, juridique, médicale, financière, littéraire, audiovisuelle (sous-titrage, doublage), localisation de logiciels et de sites web. La spécialisation et la maîtrise terminologique font la valeur du professionnel.
Métier majoritairement indépendant en tension faible et concurrentiel, il s'exerce surtout en freelance, parfois en agence de traduction, en organisation internationale ou en entreprise. Le secteur est bouleversé par la traduction automatique neuronale et l'IA : la demande se déplace vers la post-édition, la transcréation, les domaines très techniques ou créatifs et l'expertise terminologique, où la valeur humaine reste forte. L'accès se fait par un Master spécialisé en traduction (Bac+5).
Le quotidien d'indépendant combine production, relation client, devis, terminologie et gestion administrative. Les revenus dépendent fortement de la spécialisation, des paires de langues (les langues rares paient mieux) et du volume. La rigueur, la curiosité et l'adaptation aux outils (TAO, post-édition) sont déterminantes.